Fils de Assad Habib Akl et de Christine Boutros Kikano, originaires de Jdeidet Ghazir. Il est né à Beyrouth au quartier Rmeil le 25 janvier 1890 dans une famille de sept enfants quatre frères et trois sœurs. Il reçut le baptême à l’église Saint Antoine de Padou à Chiah.

A l’âge de onze ans, il confia au Père Michel…, un prêtre Jésuite, son aspiration à la vie cléricale. Ce dernier le fit entrer au séminaire de l’Ecole Orientale à Beyrouth en 1903.

Il reçut les ordres mineurs le 21 décembre 1910.  Ordonné diacre le 20 décembre 1913  puis prêtre le 23 avril 1914 par l’imposition des mains de Monseigneur Boutros Chébli au collège de la Sagesse à la fête de Saint Georges, patron de Beyrouth, et fut affecté à la paroisse Saint Maron de la même ville.

Fin juin 1914

Il est nommé prêtre de paroisse à Alexandrie (Egypte).

5 Octobre 1915

Il est rappelé par l’évêque de Beyrouth à la paroisse Saint Elie à Ras Beyrouth dont il prit la  pleine charge en 1917.

Janvier 1922

Il institua le “Dispensaire Saint Elie” pour aider les pauvres, dans un bâtiment appartenant aux Pères Jésuites. Dans la même année, il reçut du haut commissaire de France, et en bail pour vingt ans, un vaste terrain près du Grand Sérail où il commença à transposer le dispensaire Saint Elie.

30 août 1927

Monseigneur Ighnatios Moubarak le nomma Visiteur Général de l’Evêché de Beyrouth

26 mai 1928

Il prit en charge la Cathédrale Saint Georges de Beyrouth

3 octobre 1930

Il célèbre pour la première fois la fête de Sainte Thérèse dans la nouvelle église qu’il avait bâtie près du nouveau dispensaire Saint Elie.

Septembre 1931

Le dispensaire devient l’hôpital Saint Elie. Inauguré le 2 novembre de la même année, sa direction fut confiée à cinq religieuses françaises de la Congrégation Notre-Dame des Apôtres

En 1931
  • Il déclare l’année 1931 une année d’hommages à Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus.
  • En 1931, le gouvernement libanais lui demande d’instituer un asile pour les aveugles. Pour faire, il désigne un comité qu’il nomme “Société pour Aveugles d’Orient”. L’asile fut confié par la suite aux soins des religieuses françaises.
17 mai 1935

Fondation de la Congrégation Maronite des Sœurs de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et expiration du contrat avec les religieuses françaises.

17 janvier 1937

A la fête de Saint Antoine le Grand, le gouvernement libanais lui décerne la Croix du Mérite. Dans la même année il est nommé Cor-Evêque.

27 juin 1945

Le Patriarche l’envoya en mission auprès des émigrés chrétiens libanais en Amérique du Nord, du Sud et en Amérique Centrale.

9 décembre 1958

Il mourut à l’hôpital Saint Elie à la suite d’une crise cardiaque.

Extraits des paroles et des conseils du Fondateur

Au Prêtre
Quant à toi, cher ami, ne te laisse pas dominer par l’amour de l’argent, par l’amour de la renommée ou de celui du repos. Tu es soldat, ton commandant (ou chef) est l’évêque, ton champ est la paroisse et ton étendard est la Sainte Croix. Sois héros et préserve les âmes rachetées par le sang du Christ en versant le tien sur la croix quotidienne qui est ton combat au service de la paroisse.

Nous nous adressons aux âmes de la part de Dieu. Nous ne flattons pas visage, nous ne craignons pas pouvoir et nous n’appréhendons pas autorité (sans flatterie ou crainte de pouvoir et d’autorité), parce que nous portons la parole de Dieu. Nous prêchons le Royaume de Dieu et le Salut et appelons les hommes au repentir. Enfin, soyez vous-même imbibés de l’amour de Dieu, brûlés par le zèle de sauver les âmes pour que vos sermons influent sur le peuple. Autrement, comment puissiez-vous raviver le feu de la foi et l’amour de Dieu s’il est éteint dans vos cœurs?

La jeunesse
Nous voulons une jeunesse saine de santé, saine de moral, pour que nous ayons une armée vaillante qui préserve notre indépendance et notre dignité. Nous voulons des jeunes purs (propres) pour atteindre le niveau des peuples vertueux (ou honnêtes)